Le poeme de Lorenzaccio

 


 

Bonjour les amis du Poeme de Lorenzaccio,

dernières mises à jour effectuées le: Samedi 11 avril 2020

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Neurochirurgien, humaniste social et militant contre les armes sublétales né à Arras, et ayant vécu en Provence, à l’île de la Réunion, dans le Nord-pas-de-Calais et enfin dans le Doubs. Après avoir effectué ses études de Médecine à Marseille, il a rejoint Lille pour poursuivre une formation neurochirurgicale. Il a été nommé professeur des universités en 2015 à Besançon, à l’âge de 41 ans. Il écrit des poèmes depuis le collège.

Poète - Celui qui écrit est souvent un autre, différent de ce qu’il donne à voir ou de ce qu’il est réellement. Et j’ai toujours été cet autre que mes contemporains croyaient pourtant connaître au travers de l’enfant puis de l’étudiant studieux, aimant passionnément la musique, la peinture, la nature puis la médecine et la neurochirurgie… J’ai toujours été cette marginalité encoquillée de normalité, restant, malgré les épisodes de la vie, fidèle à cet enfant doux, sensible, anxieux et rêveur que les autres ne voyaient pas: di-fférent. Ainsi, j’ai commencé à écrire mes premiers poèmes à 11 ans…

J’écris de la poésie pendant mes nuits d’insomnies. Mes poèmes, sont un peu profus et éclectiques, fruit de ma production cérébrale anarchique, privilégiant autant que faire se peut, la force des émotions à la forme… 

Je n’appartiens à aucun courant littéraire et je m’adonne à une poésie libre mêlant tantôt romantisme et gothisme surannés, tantôt observation et contemplation hébétée et parfois… une pointe d’humour  (car tout cela n’est pas sérieux) ou de politique (car lire, écrire, vivre la poésie est déjà en soi un acte politique fort).

 


 

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La Garde de Nuit (Réparer les soignants) chez Z4éditions

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Un achèvement pour moi de pouvoir partager avec la communauté mon dernier ouvrage paru chez Z4éditions - La Garde de Nuit (Réparer les soignants)

Récit qui fut dur à vivre et aussi à écrire…vous comprendrez si vous le lisez. Ironie qu’il sorte dans une période assez glauque, où nous soignants sommes au front du Covid19 qui met aussi en perspective nos difficultés quotidiennes d'Hospitaliers.

Page de l’éditeur: https://z4editions.fr/publication/la-garde-de-nuit-reparer-les-soignants/

IMPORTANT: @Z4éditions offre les frais de ports pendant la période de confinement sur ce lien: https://www.paypal.com/cgi-bin/webscr?cmd=_s-xclick&hosted_button_id=XRDHJL95ZJJZ8

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Un nouveau recueil à lire et à partager:

"La Vierge au Loup". Récit d'un psychopathe, de Laurent Thinès

Qu'attendez vous pour découvrir le "Psychose" de la poésie?

Un Thriller d’un nouveau genre…à moins que ce ne soit un nouveau genre de Recueil poétique …

Les premiers chapitres (enfin poèmes) sont disponibles sur le site aethalides.com

En commande dans vos librairies ou sur aethalides.com 
https://www.aethalides.com/fb5-la-vierge-au-loup/

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Cubes Poétiques (Lignes de vie) Editions L’harmattan (2019)

Cher.e.s ami.e.s,

Vous pourrez vous procurer mon premier recueil Cubes Poétiques (Lignes de vie) publié aux Editions L’harmattan (2019) en suivant le lien suivant: 

CUBES POÉTIQUES Lignes de vie    (page de l'éditeur L'harmattan)

N'oubliez pas d'écouter les musiques avec les poèmes pour profiter au mieux de l'expérience !

Bon voyage poétique.


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28 juin 2020

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- Le martin pêcheur -

De l’autre côté du canal de la gare d'eau
une tâche orange
sur son perchoir de verdure
guette l’opportunité
entre chaque souffle du vent
de foudroyer d’azur
au coeur profond des nénuphars jaunes
des alevins d’argent stupéfiés

Crédit photo: Philippe Delafosse

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09 avril 2020

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- Le Cap -

 

Comme les poussières du temps

au vent

de mes souvenirs

volent

vers Maïre

 

un jour

mes propres cendres

iront au vent

de la Baie des singes

rejoindre Maïre

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28 mars 2020

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- Avant la déferlante -

 

Face à la mer

d’incurie sur nos yeux pâles

d’angoisse à nos fronts blêmes

il ne nous reste plus

que le confinement mental

 

Sur la plage in-hospitalière

seul

chacun de nous attend

un coquillage sur le cœur

et la houle au ventre

la grande vague

en espérant

désespérément

s'être trompé

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01 février 2020

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PO

  (à Christophe Tarkos)

PO-É-SIE                                       


La poésie révèle 

en chacun de nous

l’épiderme sensible

de la vie

 

Sous ses mains

la peau-de-vie tremble 

tout autour

d’émotions pilo-érectiles

 

PEAU-ET-VIE

 

Sous la peau de la vie

dort, bat et coulent

la chair, le cœur et les veines

des En-vie

Nous

les vivants

 

P(R)O-(PH)ÈTE

 

Le poète prophétise nos vies

peaux d’âme 

peaux de chagrin

peaux de tambour

inentendues, inécoutées, inaudibles

sous lesquelles

se contractent, s’impulsent et résonnent

bruyamment 

le rouge et le bleu

de nos envies

 

PEAU-AIME

 

Sur sa peau

le poète grave son poème

et il nous montre comment

trier le bon grain de l’ivresse

de vivre

 

PO-È-TE-RIE

 

Le poète rit aussi

Il rit de tout

il rit de rien

et c’est déjà beaucoup

 

Il rit de son manque de pot

de sa déveine

de sa pauvre vie

 

Il s’en fout

lui il vit

à fleur de peau

FLEUR-DE-PO-ÈTE

 

Le poète 

vit

de fleurs de mots

d’amour

et de peau fraîche

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08 janvier 2020

Grand-halte à la Source

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Dès le petit matin, Jeanne et moi. Ici.

Tout est assourdissant. Les martinets noirs, qui titubent et hurlent dans les ruelles, comme une garnison d’italiens ; la Sorgue, encore grisée par sa nuit qui chavire sous les ponts la ville entre ses bras ; les rossignols carabins qui se disputent en chemin la primauté du tumulte.

Tout est étourdissant. La verdure, prégnante, qui monte en sève fraîche de la rivière chlorophylle comme une transfusion d’algues et de nénuphars à la cime des arbres ; la Nature, puissante, qui partout éjacule, exulte et éventre la terre, vibrante sous mes pieds ; le soleil d’azur, vertigineux, qui pique de la Tour du château de Cavaillon dans les cascades de rochers.

Au bout de ce val clos, on exhume soudain ce silence, étrange comme la mort, incisé seulement par les ailes et les cris de sinistres choucas dépeçant des trous de falaise, et deux arbres décharnés, ancrés au sol aride par des squelettes de racines inhalant la poussière.

Il faut continuer à disséquer plus avant pour voir surgir l’inespéré. Au fond de la noirceur thoracique du gouffre, repose un précieux cœur d’émeraude. Et toute la vie est là, patiente, limpide et belle au creux même de ma sorgue. Et tout ton Amour est là, réel, vert et battant, à même notre Sorgue. Ma résurgence mentholée.

De la Provence à l’Est, j’emporte dans mon carrosse, piégés au toit ouvrant, le souvenir de la chanson bleue des cigales et le parfum de fièvre des deux corps enlacés d’une fleur de lavande et de troène.

Ressourcé de son amour, je remonte à l’essence de ma mission. Chevalier Hospitalier.

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28 décembre 2019

Consomption 2

 

Aux tréfonds

 

Il faut être descendu aux tréfonds de la Tour pour comprendre la pierre, la vocation, la compassion, le sacrifice, la désillusion, l’amer, le sang, la blessure, la fracture, le défi, la souffrance, la finitude, la peur, la solitude, le désespoir, la nuit, l’angoisse, l’insomnie, l’épuisement, la glace, le dévouement, l’iceberg, le noir, le froid, la lame, l’entaille, la chair, l’aiguille, le fil, le feu, la perte de sens, l’absence de repères, le lâcher prise, la déraison, le raptus, le suicide, la carrosserie, le camion, le fossé, l’arbre, l’impact. La mort. 

L’eau. 

Descendre inéluctablement aux tréfonds de la Tour comme une pierre. Grise. Froide. Funeste. Fugace.

Propulsé entre les icebergs de cet océan de glace. Blanc. Gelé. Aseptisé. Déshumanisé. 

Torturé par la masse de la Tour, le sang explosant aux tympans. Carmin. Tiède. Palpitant. Vivant.

Se sentir défaillir. Céder enfin. Espérer dans ses veines le feu. Doré. Brûlant. Apaisant. Irradiant. 

Toucher le fond. 

S’allonger ou rebondir.

Comme si il était seulement encore possible de choisir la vie.

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23 décembre 2019

Psaume VIII - « Loup blessé mord encore le couteau qui le saigne. »

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(Extrait de la Vierge au Loup - Aethalides 2019)

Celle-là                              la jolie

la pure

la douce

parvenir à l’approcher

lui parler

la toucher

Tout partager

 

La surprendre au petit matin

esseulée                            à l’arrêt de bus

sous sa capuche                                                         rouge

dans la brume blafarde

 

Comme un soleil levant                      

embrasant                                            

le décor                                      blanc

de l’hiver

 

Mon sang qui bouillonne                sans fin 

prisonnier des corps caverneux                       nuée de papillons furieux

 

et mes mains torturées

dans les poches

refermant rageusement

leurs doigts                                sur la lame des couteaux

           

Cœurs pourpres

au blue-jean de mes onze ans                                Minotaure en embuscade

 

Au soir même                                               une Vierge endiablée

les aveux                                une chambre                                    une chaise 

                                                                        de question                                     

 

Premier amour                 Première trahison                      Dernier péché

 

Disparaître opportunément

du paysage

comme un pestiféré

probablement

englouti

par un de ces ogres de la plaine                     

les profonds marécages de Somme

 

Peu recherché

Jamais trouvé

Pas enterré

Jamais pleuré

 

Tombeau de vase             Tombereaux du temps               Fosse des oubliés

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L’homme et l’enfant

L'homme et l'enfant

Ils voulaient rejoindre loin là-bas

une autre rive 
celle d’un Eldorado
pour elle 
sa fillette

Alors il la prise sous son aile
un tee-shirt
de simple Mexicanos
qu’il est
qu’ils étaient

Ils se sont lancés
courageux
au travers
du courant boueux

Surtout ne pas
la perdre
la fluette au flot du fleuve

Nager et nager

encore
et encore

Ne pas la laisser 
glisser
ne pas flancher
ne pas sombrer
ne pas

Puis
arrimés à la bouée
percée 
de leur désespoir
puis 
repoussés vers les eaux profondes
par les chiens haineux
des gardes frontières
épuisés par leur sort
ils ont finis par partir
ensemble à jamais

Ils ne se sont jamais perdus

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Pour chaque réfugié
noyé
au flux et au reflux
des eaux troubles
de notre pauvre Monde
c’est aussi un peu de notre humanité
qui va

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Il y a tellement de mois en moi,

mon Amour,

qu’il te faudrait plusieurs milliers d’années

pour découvrir toutes les facettes

de mon âme, de mon corps

et de mon sexprit…

 

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Chasseuse

chassée 

le futile destin 

de l’araignée.

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L’œil

 

photo 4

Personne ne voit

La truite bouger sa queue

Sur l’eau du panneau.

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Les quais bleus

Une île géante

 

offrant

de ses paumes                       tectoniques

                              Auckland

à la mer

 

Une forêt de mats à perte de vue 

mats blancs                aux cliquetis du port

mats de bois de palme                dans les parcs de la ville

mats des lampadaires aux quais des avenues

mats noir argenté titanesques                                                 des buildings

 

Cordages téléphoniques

bouches d’aération

cheminées d’évacuation

piétons disciplinés et affairés                accastillant

les pontons des trottoirs

 

Au dessus de nos têtes

     des voiles blanches et grises

qui claquent sec                                                                    jusqu’au plafond du ciel

gonflées par le vent de sud et

les ondées de septembre

 

La Sky Tower 

comme une vigie

sondant l’horizon de l’océan

pour moissonner                              le chant des baleines

 

Et la ville 

sur le qui vive

toute entière

prête à appareiller

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Ma crécerelle

Je l’ai espérée, transi, tout l’hiver, au dessus des parcages blanchis où elle aimait voler, stationnaire, deux faucilles sombres, vibrionantes, découpant les planés.

Je l’ai attendue, frissonnant, tout le printemps, au dessus de la plaine fleurie où elle aimait chasser, sanguinaire, deux touffes rouges agglutinées au jaune de ses serres.

Je l’ai cherchée, brûlant, tout l’été, au dessus des poteaux desséchés où elle aimait guetter, mercenaire, deux larmes de rimmel essuyées au revers de ses joues.

Je l’ai ensuite rêvée, consumé, tout le reste de l’année, au dessus des nuages blancs puis gris où elle aimait s’enivrer, solitaire, deux diamants noirs sertis d’or brouillés d’éther.

Mais, je n’ai plus jamais entendu son cri bleuté, crochu et querelleur.

J’ai alors escaladé, par dépit,tout en hautde la tourelle chrysocaleoù je savais son nidtéméraire, et là,dans une flaque craquelée et brunie,cettevision d’horreur :deux échiquiers de plumesrenversés !

Et c’est ainsi que les griffes du malheur fondirent sur la Tour de ceux qui lui avaient coupé les ailes.

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La grande salle de Garde

Aux tréfonds de la Tour, de grandes portes automatiques se lèvent sur la grande salle de Garde, où règne un chaos de rue médiévale.

 

Les sonneries et les alarmes hurlent à l’unisson.

On crache, on vomit, on s’évacue dans les écuelles.

Des relents de sueur et d’urine flottent dans les airs.

On pique, on draine, on coud au travers des peaux.

Les malades et les guérisseurs circulent côtes à côtes.

On piétine, on traine, on court dans les couloirs.

Des attroupements se font et se défont de place en place.

On se tient, on se lâche, on s’égare dans le tumulte.

Injonctions et invectives se répondent de proche en proche.

On piaille, on caquète, on aboie au milieu de la foule.

Paroles et insultes se défient de porte en porte.

On s’étreint, on angoisse, on geint dans le cauchemar.

Les brancards et les chariots se percutent dans les allées.

On s’allonge, on dormaille, on se tord sur les banquettes.

Des corps blessés ou morts fuient sous des draps blancs.

On soigne, on miracule, on cataplasme à pleines mains,

La vie et la mort se toisent sans cesse sans sourciller.

On joue, on gagne, on se perd au jeu du hasard.

Le temps et le sang s’écoulent au goutte-à-goutte.

 

Ici, c’est l’Enfer, jour après jour, depuis qu’Ils ont coupé des ailes dans les hauteurs de la Tour.

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Le chêne sacré

Elle est là, qui attend tremblante, comme la frondaison sous le vent mauvais, à l’heure du rendez-vous d’annonce.

Elle est là, qui angoisse au creux de ses cernes pour son Homme à l’écorce du crâne scarifiée. Elle pressent le Mal qui lui mange la cervelle, comme la vermine dans l’aubier.

Lui, le grand abatteur d’arbres, autrefois libre comme la forêt comtoise, autrefois puissant comme le chêne millénaire, et à présent, posé las, à son tour, branche ballante, racines instables, fibres cérébrales entaillées, dans ce corps qui penche et menace, comme un arbre vermoulu, sous la cognée du cancer cérébral.

Elle est là, qui s’effondre au coup vil asséné par le coin de la sentence diagnostique: glioblastome, la gale du cerveau qui poussera son Homme au chablis. Condamnation à perpétuité.

Elle est là, qui pleure à nouveau la sève amère, infiltrée dans ses veines depuis la mort du petit, noyé durant trente trois lunes. Autre cher de sa chair, tombé et rongé avant elle.

Dans le désespoir, je serre son bois de cœur, tendre et sombre, dans ma main, et nous buvons sa douleur à l’ombre du grand chêne.

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Chaque matin

Les soleils scialytiques chassent les lunes des néons. La faune ouvrière sort de sa tanière, se faufile et s’active dans les sentes bordées de bosquets de chariots et de matériel. C’est l’heure où les grands fauves chirurgiens font leurs ablutions et leur  au creux des cascades d’asepsie.

Chaque jour pourrait être un jour de printemps. Et nos mains heureuses d’enfant joueur, dans la clairière des salles opératoires, feraient voler des papillons en papier d’emballage stérile.

Mais il faut bien passer à l’acte. Rentrer dans le vif du sujet. Et la matière pensante de nos cerveaux, par ces mains prolongée, ouvre et répare les corps de nos frères allongés.

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