- Les jaunes de l'automne -

 

Aux croisées des routes,

des oiseaux de malheur

déploient leur aile noire.

Dans les brumes larmoyantes,

inspirer le déclin de novembre.

Expirer et attendre.

Laisser se blottir son espoir

au ventre battant de la colline

allongée là - Liberté,

il nous faudra la gravir

à nouveau

Garder aussi gravé au coeur

le jaune fluo

de ce brasier

effronté

sous cette chevelure de Bengale rouge.

Dans ces flammes de fin de règne,

s'étonner de rêver

encore

au lendemain qui chante.

Et ces vains corbeaux

qui crient et se jettent

en faisant tournoyer les peurs

dans ce ciel bleu élyséen

ne pourront plus nous en arracher le désir.

La nuit tombe

Avec Jupiter à l’horizon.

Bientôt il fera à nouveau jour.

novembre